Dominique Visse et la soprano Sarah Charles nous invitent à redécouvrir la musique d’Antonio Caldara, compositeur glorifié en son temps mais malheureusement peu entendu de nos jours. Durant sa période viennoise, le vénitien reste fidèle à ses origines. Ainsi, le recueil de cantates qu’il compose à l’été 1729 pour la cour impériale présente de fortes affinités stylistiques avec celles qu’il avait écrites pour Rome. Chacune se déploie comme un petit théâtre des tourments amoureux, transposés dans un univers pastoral dont bergers et nymphes sont les protagonistes.