En 1908, Gustav Mahler traverse un moment difficile de sa vie, avec le décès de sa fille, sa santé qui se détériore, et des rivalités qui l’ont forcé à quitter l’Opéra de Vienne, sur fond d’antisémitisme. Dans sa détresse, il trouve la lumière dans les poèmes de la dynastie Tang adaptés par Hans Bethge sous le titre La Flûte chinoise. Réduite pour un petit ensemble instrumental, cette version du Chant de la Terre met en valeur la transparence des lignes et l’intimité du dialogue entre voix et instruments. Elle révèle une lecture plus épurée et introspective de l’œuvre, tout en conservant sa profondeur expressive et sa méditation sur la nature et la finitude. Sous la direction de Fiona Monbet, l’Ensemble explore les couleurs infiniment mélancoliques de cette “symphonie de chant” bouleversante par la puissance des images qu’elle évoque.
Attention : les places en 2e série ne vous garantissent pas une bonne visibilité de l'ensemble de la scène et/ou du surtitrage.
Une conférence sera donnée par Grégory Guéant* avant la représentation, à 14h au foyer du théâtre.
*agrégé de musique, enseigne l’histoire de la musique, l’écriture, l’analyse et la composition au Département Arts-Musique et Musicologie à l’Université de Lille
Gratuit sur réservation par retour de mail ou par téléphone au 03 20 26 66 03.