Peut-on bouleverser le rapport traditionnel du théâtre entre une scène agissante et une salle passive qui consomme un spectacle ? Peut-on faire surgir, derrière la maîtrise performative, la fragilité, la douleur, l’émotion des interprètes ? Au-delà des superbes poèmes mis en musique par Schubert, témoignant de l’abandon face à la mort, les artistes s’exposent, dépassent les codes habituels, se mettent en danger en laissant poindre leur fragilité, franchissant la ligne qui sépare traditionnellement le jeu et l’émotion vraie, ressentie mais cachée.